Texte presque pièce de théâtre La pointe de l’iceberg ou Dialogues autour de l’histoire les fragments du mur de Berlin à La Défense : une histoire avec différents interlocuteurs
Texte presque pièce de
théâtre
La
pointe de l’iceberg ou Dialogues autour de l’histoire les fragments du mur
de
Berlin à La Défense : une histoire avec différents interlocuteurs
Ce dialogue
imaginaire ayant des informations véridiques commence
présenter
le désarroi d’une oeuvre d’art exposée au public de façon à ne pas
être
reconnue, visible ou vu comme telle. Cette histoire commence ainsi.
Les
personnages fictifs sont la preuve d’une réalité concrète et actuelle. Ils
sont ainsi
nommés :
Artistes,
Le mur, Adm et Passants.
Artistes
(pour désigner l’artiste-chercheuse, l’artiste-du graffiti, artiste qui
connait
l’histoire du mur).
Le mur
(pour désigner l’oeuvre d’art, les fragments du mur de Berlin à La
Défense).
Adm (pour
désigner les interlocuteurs de l’administration contactés du
Defacto,
Epadesa et Ville de Courbevoie).
Passants
(pour désigner les passants du Passage de la Coupole).
Des pas des
centaines des passants qui montent et descendants des
escaliers à
l’intérieure de la gare de métro sont entendus.
Une porte
s’ouvre.
Un passage
apparaît. Il faut bien imaginer ce passage. A l’entrée de ce
passage
l’énorme Araignée rouge de Calder avec ses 75 tonnes et 15
mètres
d’hauteur. Ensuite une lancée d’un plancher à bois claire et
parfaitement
intégré dans un décor qui représente un espace dit public. Avant
l’Araignée
rouge, tiens-toi bien !, car l’oeil qui tout voit 24/24 a plus de 160
pupilles
dans son QG Reflets. Quatre répartitions en couleurs nordverte,
nordorange,
sudjeune et sudbleue sont habillement peintes pour abriter les 23
mil places
automobiles. Il ne faut pas oublier, dit ma conscience, les 12
hectares
d’espaces verts et les 3030 arbres plantés ! J’ai vu dans le passé
un mur végétal
souffrant, j’ai vu aussi une cheminée végétale en ruines, l’arc
déplacé est
vert car il est bon pour les piques niques, il ne faut pas oublier
une graine
japonaise en métal polie, d’elle une pousse métallique sorte, mais
elle reste
en état de pousse par sa nature de nature-morte, ah, mais comme
elle brille
!, la vigne-là n’a pas besoin des tires-bûchons.
Artistes :
N’ayant pas d’information sur le mur des Berlin à La Défense suite à
ma visite à
l’espace info Défense, je vous adresse ma requête.
Adm : Je ne
connais pas la personne responsable de l’entretien des oeuvres
d’art mais
il vous est possible de joindre le directeur de l’animation culturelle
afin qu’il
vous oriente vers un interlocuteur pouvant répondre à votre demande.
Artistes :
Comment se sont déroulées les enchères, quel était le d’achat à
l’époque, à
quelle ville appartient l’oeuvre (Courbevoie ou Puteaux) ?
Adm : Ce
mur appartient à Defacto, sauf erreur de ma part, elle est sur le
territoire
de Courbevoie, mais je n’ai pas de données sur son achat.
Artistes :
Comment était fait le déplacement le l’oeuvre (directement de
l’Allemagne,
des ateliers des artistes, …) ?
Adm : Je me
répète, mais c’est un fragment du mur qui coupait Berlin en 2.
En aucun
cas il ne s’agissait au départ d’une oeuvre d’art, mais surtout et
essentiellement
un symbole politique. La fin du rideau de fer et la chute du
Communisme.
Donc, oui, d’Allemagne mais pas d’un atelier d’artiste …
Artistes :
Quels types d’interventions le service de manutention a déjà réalisé
sur cette
oeuvre et quand ? Est-ce qu’ils sont renouvelés régulièrement ?
Adm :
Compte tenu de son emplacement, il ne doit pas y avoir d’intervention
particulière
dessus.
Artistes :
Quelle est l’importance d’avoir cette oeuvre dans le musée à ciel
ouvert ?
Adm : Ce
n’est sans doute pas la plus recherchée des visiteurs.
Artistes :
Est-ce qu’elle a un public ?
Adm : Je ne
pense pas.
Artistes :
Est-ce qu’il y a des supports informatifs (brochures, textes, articles,
thèses,
autres) sur cette oeuvre ?
Adm : Non.
Artistes :
Il y a des travaux (de quand à quand) qui empêchent l’accès du
public.
Est-ce que pendant ces travaux le triptyque sera aménagé ailleurs ?
Adm : Pas
d’aménagement prévu, et pour les travaux il faut vous renseigner
auprès du
responsable du chantier.
Artistes :
Quel service est responsable pour l’entretien des oeuvres du
musée ?
Le mur : il
murmure : … le contacte téléphonique pourrait être donné, mais
aucune
réponse sera donnée …
Artistes :
Quel est le titre de cette oeuvre ?
Adm : Pas
de titre.
Une autre
porte se ferme. Une autre est défaite.
Le circuit
est dessiné, passer par l’Araignée rouge, continuer où il a des
carrés des
verdures, tourner à droite, descendre via le goudron, attention
parking,
crie une voiture !, tourner encore à droite, puis passer par des
poteaux
d’arrêts de bus installés comme des installations d’art minimaliste, il
faut tout
deviner !, on continue à tourner à droite et un carrefour bien signalisé
indiçât
toutes les directions possibles accueil ses voiture-bus-scooters au feu
rouge et au
feu vert. Tournons à droite et descendons les marches de cet
obscur
circuit… Voilà que il est là. En trois parties assemblées. Gris, gris mifoncé,
gris béton.
Dans les cours de la création en 3D il fallait avoir cet esprit
de 360°,
souviens-tu ? Ainsi, comme les peintures murales préhistoriques
furent
découvertes, les peintures aussi.
Artistes :
Comment peut-on imaginer que en 2012 vos trois fragments sont
encore ici
?
Le mur :
Mon passé à Berlin,…, je suis devenu des fragments le 9 novembre
1989.
Aujourd’hui à l’âge de 43, je suis encore là. Du côté Ouest, les artistes
ont
multiplié leurs actions de peinture, c’était à l’époque un acte de révolte !
250 autres
bouts de moi ou de ce que j’étais dans mon office de mur, office
de couper
la circulation des citoyens de l’Allemagne d’Est vers Berlin-Ouest
… j’étais
mis à la vente, faute d’être ailleurs… La ville de Courbevoie et
l’Epad
m’acquirent donc le mois de décembre 1989.
Adm : Nous
avons décidé de participer à cet événement historique en faisant
l’acquisition
dès le mois de décembre 1989 de trois de ces segments.
Artistes :
Hum …
Adm : Les
trois fragments de mur acquis par Courbevoie sont restés en très
bon état ce
qui a permis d’identifier très clairement l’auteur des peintures qui y
figurent.
Artistes :
Quel est l’artiste ou les artistes qui a ou ont réalisé les graffitis sur
ces
fragments ?
Adm :
C’était le mur de Berlin, donc tout le monde pouvait taguer dessus (à
l’Ouest..)
Passants :
Oui, c’est le mur de Berlin …
Artistes :
J’ai lu un article dans Le Parisien du 6 novembre 2009 que dit que
centaines
de voyageurs du RER La Défense le passent par la Coupole tous
les jours
sans être occurrent que un grand morceau de béton tagué provient
du mur de
Berlin.
Passants :
Il explique que ses trois segments ont été achetés aux enchères
parmi les
250 pièces quelques jours après sa chute.
Artistes :
C’est l’établissement public d’aménagement de La Défense et la
ville de
Courbevoie qui en fait l’achat lors d’une transaction qualifiée de « très
chère »,
parce que les fragments étaient en très bon état.
Artistes :
C’est M. H., un ancien adjoint à la mairie de Courbevoie qui en
mars 1990 a
fait l’acquisition de « Roi Buffo » pour environ 300 mil deutsche
mark ou 150
mil euros. Ces 3 segments ont été peints fin septembre, début
octobre
1985 par Kiddy Citny.
Passants :
A ce moment là, Kiddy Citny s’exprime avec son groupe par la
musique et
cherche développer son univers en 3D et en couleurs.
Artistes :
Il dit Kiddy, c’est mur était si moche que j’ai décidé de le peindre.
Mon but
était d’enfermer la capitale de la RDA dans l’art pour montrer
l’absurdité
de cette métropole divisée.
Le mur :
Les peintures sont l’oeuvre de Kiddy Citny, artiste allemand, et du
musicien
français Thierry Noir, qui les ont peintes en 1984 le long de la
Waldemarstrasse
à Berlin (quartier de Kreuzberg), en pleine époque des
années
punk.
Passants :
C’est à cette époque que Kiddy rencontre Thierry Noir, un
Français
attiré par la musique des années 80. C’est ensemble qu’ils vont
chanter,
mais surtout défier les lois en essayant de démystifier le mur et d’en
faire la
plus grande toile de béton du monde.
Artistes :
D’autres articles sont apparus !
Le mur : La
vie privé du mur dans les années 80 par Thierry Noir.
Passants :
« Emmurés », la reconstitution 3D du mur de Berlin. La collection
Sylvestre
Verger. Artistes pour la Liberté. Le Mur de Berlin. World Wide Wall.
Voici les
segments du mur répartis dans le monde. Les archives de l’INA sur
le Mur de
Berlin. Les nouveaux murs avec à la fin de la page un super
reportage
sur le sujet : Wall of Shame. Ou encore, Le mur : Tour du monde
des
kilomètres de clôtures et autres types de séparations.
Artistes :
Thierry se souvient, C’est Que pas que nous avons mis en image
sur le mur
se trouvant à Courbevoie, c’est un titre chanté par Kiddy, sur la
face du
Maxi single enregistré avec le groupe.
Le mur : Et
Kiddy ajoute, à propos de Que pas, L’homme en tant qu’être doit
être au
centre du monde et le coeur est le centre de l’homme, chacun doit se
sentir
comme un roi. C’est cette dimension là que je voulais montrer au grand
jour.
Passants :
Mais c’est grâce au cinéaste allemand Win Wenders que les
graffitis
de Kiddy sont devenus célèbres. En effet, dans le film « Les ailes du
désirs »,
une scène de fin est tournée devant la partie du mur qui se trouve à
Courbevoie.
Le mur :
Kiddy fini par nous dire, Le fait que mes peintures soient réparties
sur des
fragments de mur dans le monde entier me plait énormément car elle
représentent
un symbole de liberté.
Artistes :
Quel serait le meilleur emplacement pour le mur de Berlin à La
Défense
prenant en compte la fermeture controversée de galerie marchande
Coupole-Regnault
par une arrêté préfectorale ?
Le mur : La
place de la Défense, sans doute, par son accessibilité, visibilité et
proximité
au et enfin, pour être le lieu par où La Défense à vu sa naissance.

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